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Sommaire des articles de cette rubrique
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Msn maghreb (le 18/09/2008 à 09h04)
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Avec :
Slym "Le Rappel"
Actuellement les auditeurs de Kaina Radio peuvent ecouter en exclusivité les nouveaux titres du nouvel album de Slym intitulé "Le Rappel".
Slym, jeune talent de la musique kabyle a souhaité faire partager aux auditeurs de kaina des extraits de son nouvel album à venir.
Il a fait part à la station de la finalisation de son album intitulé "le rappel" retraçant les chapitres manquant de l'histoire amazigh....l'album comportera 10 voire 12 titres.
Le chanteur Slym melange toutes les sonorités dans sa musique, que ce soit de l'ancien ou du moderne et c'est ça sa marque de fabrique.
Slym est distribué par la maison d'edition Belda Diffusion concernant l album oh/dis moi. |
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Article ...tamazgha.fr (le 17/09/2008 à 18h14)
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Tailler nos montagnes de desespoir en diamant d espoir...
Entretien avec l’artiste kabyle Slym
Slym est un jeune artiste kabyle qui réside à Paris. Il était présent au Triocadéro le 7 juillet 2007 pour exprimer sa solidarité avec les détenus politiques du MCA. Il tient à exprimer sa solidarité avec les militants de la cause amazigh de Tamazgha occidentale.
Qu’est-ce qui a motivé ta présence au Trocadéro le 7 juillet 2007 ?
Je tiens à remercier Tamazgha de nous tenir au courant de l’actualité à travers l’Afrique du Nord et qui a appelé au rassemblement du Trocadéro le 7 juillet 2007. Il est regrettable qu’il n’y ait pas beaucoup de monde car cette question nous concerne tous. Aujourd’hui il y a une injustice au Maroc dans la mesure où des étudiants sont arrêtés arbitrairement. Et nous, on a le devoir de nous mobiliser pour les libérer, c’est pourquoi je suis venu au Trocadéro.
Que penses-tu justement de ces arrestations ?
Il y a injustice et arbitraire dans cette affaire. Ces étudiants arrêtés, ce sont des militants de la cause amazighe. Ils sont des enfants légitimes de cette Terre qu’est l’Afrique du Nord. D’un autre côté, il y a les tenants de la monarchie marocaine qui, selon les dires de Hassan II, seraient descendants de Mahomet le prophète arabe. Si tel est le cas, les tenants de cette monarchie ne peuvent être considérés que comme des occupants. Et il n’est pas tolérable que des occupants emprisonnent des fils légitimes de cette Terre.
Et à Slym de conclure : "J’espère qu’avec notre fraternité nous serons capables de tailler nos montagnes de désespoir en diamant de l’espoir."
entretien realiser par masssin |
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INTERVIEW SLYM DEPECHE DE KABYLIE (le 21/11/2007 à 21h10)
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Rencontré à Paris,chez lui,autour d’un café, Slym surprend par sa simplicité, mais aussi par cette envie ou plutôt cette rage de s’exprimer à travers le verbe et la note. Son mandole ne le quitte jamais. D’ailleurs, on a eu droit à un mini-concert improvisé, où Matoub, Azem et El-Hasnaoui ont eu droit de cité. Très optimiste, il croit en son rêve : vivre de son art et se produire dans son pays. Sa voix ? Celle d’un oiseau venant des grandes montagnes de Kabylie, qui chante l’amour tant cherché, la solitude, les origines, la patrie, en un mot : la vie. Son style ? C’est un patchwork ; toutes les sonorités de la Méditerranée se côtoient sans encombre. Son inspiration ? Sa Kabylie natale, sa patrie qu’il porte dans son cœur… Slym est une valeur sûre de la chanson kabyle " New Wave ".
La Dépêche de Kabylie : Qui est Slym ?
Slym : Slym c’est mon pseudo. Mon vrai nom est Slimane Zerrougui. Je suis né en Kabylie et j’ai vécu dans la banlieue d’Alger. J’ai gratté ma première guitare à l’âge de 13 ans, une guitare offerte par mon père en récompense à mes brillants résultats à l’école. Actuellement, je vis en France depuis 1999.
Tes débuts...
Comme la plupart des jeunes Algériens, j’ai commencé la musique dans mon quartier, à La Concorde, à Bir-Mourad-Raïs. J’ai été bercé par les différentes musiques de l’Algérie. Et c’est grâce à cette diversité musicale, que j’ai commencé à m’intéresser à la musique avec quelques copains de quartier.
En écoutant, ton album, on décèle des tonalités et sonorités très méditerranéennes...
C’est vrai, celui qui écoute mon album, retrouve des tonalités et sonorités venant d’un peu partout de la Méditerranée. Je pense que cela est dû au fait que je sois installé en France depuis 99, car tout le brassage et métissage ethnique et culturel qu’on peut trouver ici a dû influencer mon choix musical. Dans cet album, j’ai essayé de reproduire cette identité sonore méditerranéenne afin de transmettre mon message musical. Personnellement, je définis ma musique comme un arc-en-ciel avec ses différentes couleurs.
Dans quel style s'inscrit Slym ?
Je n’ai pas un style particulier dans lequel j’évolue ou qui m’inspire. Ce que je peux dire c’est que toutes les chansons de mon album sont de moi, paroles et musique (que ce soit pour les chansons en kabyle ou en français, ndlr). Je ne décide pas. Tout se fait selon, un contexte bien précis, un événement qui peut enclencher en moi un sentiment. On peut dire que je me classe, pour le moment, dans le style patchwork ; je dis pour le moment, car j’essaye d’avancer dans mon travail, en tant que libre-penseur et maître de mes idées.
Peut-on dire que Slym est un chanteur engagé ?
Je n’aime pas l’injustice ! Et à partir du moment qu’on défend ce qui pour nous est juste, je pense que l’engagement de la personne est présent.
Est-ce que Slym a un mentor ?
Oui, Matoub Lounès dont je regrette la disparition tragique et prématurée. Un grand artiste qui a marqué la scène musicale kabyle, et aussi Slimane Azem, Cheikh El-Hasnaoui…
As-tu déjà fait de la scène ?
Oui, j’en ai fait et j’en fais, heureusement. Un chanteur ne peut pas vivre et évoluer sans la scène. Je suis indépendant, je ne suis lié à aucun soi-disant producteur que j’appelle les vendeurs de K7, CD, mais comme en 2010 les CD vont disparaître, tout se fera par téléchargement, je pense qu’il faut leur trouver un nouveau nom... (rires). Pour mieux m’exprimer, je me produis tout seul. Je fais de la scène comme je peux, selon mes contacts. Et je ne me plains pas, car pour le moment, je ne vis pas de la musique, c’est une passion que j’essaye de transformer en profession.
Parle-nous de ton album qui est dans les bacs...
Mon album, intitulé Oh !dis moi, distribué par Belda Diffusion est sortie récemment sur le marché. Composé d’une dizaine de titres, dont deux remix ; l’un d’eux est un duo avec la jeune chanteuse Amira que je salue au passage. Ces deux titres sont diffusés sur les ondes des radios algériennes, telles que Radio Bahdja, Radio Soummam ou la Chaîne II, de même que sur Beur FM.
Ce même album est diffusé à Alger, mais il n'a pas été médiatisé, pourquoi ?
Pourquoi ? C’est une bonne question a laquelle je ne peux répondre, car tout simplement, moi-même je n’ai pas de réponse.
Des projets ?
En ce moment, je suis en train d’enregistrer un nouvel album qui comporte 09 titres, chantés en kabyle. Sa sortie est prévue avant le printemps berbère…
Entretien réalisé à Paris par Amine IDJER
La dépêche de Kabylie | |
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Slym : deux titres sous un autre jour (le 15/09/2007 à 22h10)
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Slym a remasteurisé et mixé deux de ses titres
(Oh dis-moi et Laissez-le).
Le premier a été réenregistré en duo avec Amira en version bilingue franco-kabyle. Les deux morceaux ont été réarrangés et passent sur les radios.
Slym nous parle de ce travail dans un entretien pour Rezki.net et Kabyles.net. Le chanteur prépare également un clip, annoncé très prochainement sur Internet.
Interview |
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RADIO ALIGRE (le 08/06/2007 à 14h58)
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ALIGRE FM FÊTE
SES 25ANS
La radio francilienne associative et non
commerciale, qui partage sa fréquence – 93.1 –
avec Radio Pays, n’est pas une station comme les autres.
Aligre FM est une des dernières radios
libres de la bandeFM.
Elle se veut à la marge (pas de spot publicitaire)
et cultive sa différence.
Pour fêter son anniversaire, elle
diffusera sur les ondes
de nombreux concerts.
Ce soir, par exemple,
de 18h30 à 19h30,
Slym dans Musicouleur.
Source : Matin plus édition du 04/06/2007. |
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MON NOUVEL ALBUM EST LE FRUIT DE MA GALERE (le 16/04/2007 à 15h51)
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**INTERVIEW LA DEPECHE DE KABYLIE**
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Chanson de l’exil SLYM : “Mon nouvel album est le fruit de ma galère”
Il s’appelle artistiquement Slym. Son vrai nom est Slimane Zerrougui. Il est la nouvelle voix de la chanson kabyle, évoluant dans le style “yal music”, Slym chante dans les deux langues Kabyle et française , et ce, dit-il, pour toucher un large public.
Son nouvel album intitulé “Oh dis moi”, sorti nouvellement sur le marché algérien chez les éditions Belda, se veut être le nouveau souffle avec un parfum de renouveau.
Non seulement slym opte pour le bilinguisme dans sa chanson mais aussi il prône le mixage et le métissage des sons et des genres pour obtenir un cocktail retentissant à la Slym-mania dont lui seul connaît bien la recette. Slym adore les choses moins simples, variées, et aime bien jongler avec les notes en butinant d’une couleur de style à l’autre comme un papillon excité par la vie qu’il juge toujours aussi courte pour la vivre à fond.
Les mots et même les sujets n’ont pas de frontières : il en fait des passerelles pour facilement traverser, en l’espace d’un ton, d’une rive à l’autre, concrétisant ainsi un style de musique avec des intonations et des propos purement méditerranéens.
Originaire du village de Fenaïa (El Kseur), il a vécu à Alger, à Birkhadem. Il commence à fredonner de sa guitare offerte par son père en récompense à ces bons résultats scolaires à la maison de jeunes de sa ville natale où il a appris le sens du travail de groupe et la diversité musicale.
Il s’installe en France en 1999 après un début de carrière déjà entamé en Algérie avec un album sorti en 1995 et intitulé “fellem arghigh alalla”.
Son album actuel dont il en tire une grande fierté et qu’il intitule “l’album de ma galère” à été enregistré dans des circonstances presque incroyables. Parti avec ses créations modestes, il a dû interrompre plusieurs fois l’enregistrement, faute de moyens financiers.
Au début, il édite trois chansons 2002 : Enfant de montagnes berbères, Jeunesse et Mon pays ; puis d’autres en 2004 : Venez tous et Rien ne changera, et cette année il a pu rajouter les deux autres qui manquaient pour compléter son album : Laissez-le et ô dis-moi. Cette dernière, qui est l’intitulé de l’album parle de la passion d’ aimer malgré la séparation :
ô dis-moi,
comment t’oublier,
c’est toi que j’ai su aimé
Laissez-le : (anafthas ) parle d’une personne éprise par l’amour d’une autre mais avec qui la vie est impossible demande à l’être aimé : “Comprend-le et aide-le à s’en sortir et pouvoir vivre sans toi”.
Venez-tous (iyaw) est une invitation à faire la fête en rapprochant les gens pour la réconciliation et mettre fin aux querelles, une chanson exubérante qui montre comment par la création des moments de joie on peut mettre fin à des conflits.
Rien ne changera est une chanson réaliste et philosophique à la fois, qui a trait à surmonter une déception d’amour et aller vers la reconstruction de soi.
Enfants de montagnes berbères (tharwa lahlal) est une chanson revendicatrice qui montre l’ attachement au pays natal mais se veut un vibrant hommage à ceux qui luttent contre l’injustice et la dictature établies et une dénonciation de la mafia politique financière
Jeunesse (thamzi), constat de son âge présent, relève ses regrets et toutes ses galères subies par l’exil.
Mon pays (thamourthiw) est un hymne à la patrie, un rappel historique concernant les chapitres manquant dans l’ histoire amazighe.
“C’est un album qui m’a coûté beaucoup de temps et d’énergie mais qui m’a appris que la musique est un sacrifice”, nous dira l’artiste qui rajoute : “J’aurais pu faire mieux si j’avais eu les moyens ; je suis tout de même content de mon travail, fruit de ma galère.
Cette œuvre est une carte de visite pour moi et j’espère qu’elle plaira au public”.
A rappeler que Slym cherche un producteur qui le prendrait en charge en France .
Djillali Djerdi |
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Article Horizon dz (le 14/02/2007 à 14h07)
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NOUVEL OPUS DE SLYM : "OH DIS-MOI"
Rythmes entraînants et sonorités du terroir
Le nouvel opus de slym est déjà dans les bacs en France. Cinq chansons dont instrumentale aux mélodies allègres et entraînantes nous introduisent dans des sonorités de l’Algérie profonde. Il puise dans le terreau fertile identitaire et le langage artistique. Des titres comme "Oh dis-moi", "Laissez-le", "Venez tous", "Rien ne changera", "Jeunesse", sont autant d’invitations à la danse et à la liesse. Des thèmes de prédilection rappellent les problèmes des jeunes, ainsi que l’amour, la liberté et les souvenirs… Cette variété donne une note d’évasion. Le répertoire de slym est une mixture de sons gais et de textes aux paroles sagaces. Ses chansons sont des clins d’œil aux airs populaires. En l’écoutant, on le situe entre Djamel Alam et Takfarinas. Son timbre de voix particulier lui confère une certaine douceur qui transparaît dans ses chansons. Son rythme entraînant suscitant la joie donne à sa musique des sons enivrants. Son parcours artistique, il le doit à son pays où il a sorti en 1995 un album intitulé "Flem arghigh alala", sous le nom de Slimane zerrougui . Pour donner un envol à sa carrière artistique, il part en France en fin1999.slym, son nom d’artiste c’est la "maison d’édition qui a préféré changer mon nom d’artiste par un pseudonyme qui sonne bien comme slym". En matière de galas, il s’est produit en concert à Blois et en région parisienne avec une pléiade d’artistes comme Massa Bouchafa, Chérif Hamani. En France, il cumule les passages à la télévision,et à la radio .notamment brtv avec farid galaxie ainsi que des émissions radio notamment radio "Aligre" . Indéniablement, cet artiste, qui a suivi le chemin de la gloire, a un talent certain. Ses chansons en français sont touchantes, en kabyle elles sont emballantes Kheïra A. |
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Interview la dépêche de Kabylie (le 29/01/2007 à 19h19)
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Slymparle de son nouvel album
“C’est une identité sonore propre à moi”
Son nom d’artiste est Slym. Slimane Zerrougui-son vrai nom- est un jeune chanteur originaire de Fenaïa, dans la wilaya de Béjaia. Depuis,fin 1999, il est allé s’installer en France où il continue à assouvir sa passion pour la chanson. Il en parle.
La dépêche de Kabylie : Vous souvenez-vous de vos débuts ?
ll Slym : C'est mon père qui m’a offert ma première guitare en récompense pour ma bonne conduite aux études. C’était à l'âge de douze ou treize ans. Si je ne dis pas de bêtise, cela remonte à 1995.
Et puis il y a eu cette première cassette…
ll Oui, c’était du temps où je vivais encore en Algérie. Le produit est intitulé Alalla. Ce fut sous mon vrai nom, Slimane Zerrougui. Et là, je tiens à rendre hommage à Said Kezim, Rabah Oukrine et Hakim Amar Khodja avec lesquels j’ai travaillé à Ouled Fayet. La cassette est sortie en Algérie et en France.
Est-ce que vous avez fait appel à un parolier ou à un compositeur pour vous aider ?
ll C’est sûr que j’ai toujours aimé prendre conseil mais j’ai toujours été auteur-compositeur de mes œuvres.
En quelle année êtes-vous allé vous installer en France ?
ll Mon départ en France est intervenu en l’an 1999. Au départ, j’ai franchement galéré pour trouver une certaine stabilité car il fallait penser à assurer et régulariser ma situation sans pour autant rompre avec ce lien qui me tenait à la musique. Ce n’était pas évident.
Parlez-nous un peu de votre nouvelle situation depuis que vous êtes en France. Etes-vous passé chanteur professionnel ?
ll Cela dépend du sens où est orienté le terme professionnel : si c’est au sujet du travail, oui ; j’aime bien le meilleur, la perfection lorsque c’est possible ; maintenant, si vous insinuez que je fais de la musique mon métier, je vous dirai tout de suite non.
C’est beaucoup plus une passion. D’ailleurs, mon prochain produit, qui sortira prochainement, j’ai commencé son enregistrement en 2000.
On peut donc dire que vous avez pris tout votre temps…
ll C’est aussi une question de moyens, mais en définitive ce retard m’a servi quelque part, car tout ce temps passé m’a forgé et m’a permis de voir les choses avec du recul.
Grosso modo, que contient ce nouveau produit ?
ll Je chante par exemple Les enfants des montagnes berbères : c’est pour mettre en exergue mon attachement à mon pays. J’ai voyagé à travers mon passé, et je fais le constat de mon présent. Je relève mes regrets et toutes ces galères subies par l’étranger que je suis en France.
J’ai consacré aussi un titre spécial à Mon pays, à travers lequel je fais un rappel historique concernant- si on peut appeler ça comme ça- les chapitres manquant dans l’histoire amazighe.
Il y a aussi Venez tous, une chanson d’amour, de fête, Rien ne changera, qui a trait à la déception. Celles-là, je les ai enregistrées en 2004. Enfin, en 2006, j’ai enregistré Oh ! Dis-moi, et Laissez-le : des titres d’amour.
Est-ce que vous êtes satisfait de ce que vous avez fait ?
ll Vous savez, les enregistrements en France coûtent de l'argent. J’ai travaillé selon mes moyens mais je ne me plains pas trop. Comme je le disais tout à l’heure, je ne vis pas de la chanson: c'est juste une passion. Je suis en train de mettre l’argent que je gagne dans mon autre travail, dans les enregistrements.
En dehors du fait que vous en faites votre passion, avez-vous un autre but en faisant de la chanson ?
ll J’essaye en toute modestie d’apporter un petit plus en introduisant d’autres sonorités par exemple. Vous savez, la musique c’est comme chacun la ressent. Moi, en tous les cas, je m’investis dans le " Yal "
Donc, c’est votre genre musical ?
ll Absolument. C'est un style de mélanges de sonorités avec la particularité de l’introduction d’une mandoline à double corde.
Au passage, je salue son précurseur : Takfarinas. Maintenant, pour revenir à l’album, je signalerai que ce nouveau CD sera distribué en Algérie par les éditions "Belda diffusion". Son titre est Oh ! Dis moi.
En ce qui concerne les musiciens qui vous accompagnent ? Vous avez votre propre groupe ?
ll Pas vraiment. Les musiciens avec qui j’ai travaillé, je les ai tous rencontrés par hasard sur différentes scènes parisiennes.
Pour finir cet entretien vous direz quoi ?
ll Dans mon CD intitulé Oh ! Dis-moi, qui sortira ces jours-ci, j’ai essayé d'apporter une identité sonore propre à moi afin que je puisse transmettre mon message, et j’espère que ça plaira.
C’est votre dernier mot ?
ll (Rire !) Vous savez, j'ai fait l'école buissonnière et je reste un libre penseur. J’aime la Kabylie, et permettez-moi juste un petit coucou à mon père.
Entretien réalisé par D.C. | |
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Ikhenoussene Les premières lézardes dans l’unanimisme de rigueur qui caractérise le système politique algérien quant à l’ouverture de l’audiovisuel au privé commencent à apparaître. E...
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Interview el watan (le 29/01/2007 à 19h13)
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Slimane Zerrougui
Le nouveau chantre du yal
J’aurais pu choisir la voie facile, celle des reprises ou encore des chansons légères.
J’ai préféré suivre ma voie, composer ma musique, écrire mes textes et les interpréter. Je sais que c’est ardu mais je demeure optimiste. » C’est une constance chez lui. Il croit en son étoile.
Un jour, son nom sera en haut de l’affiche. Slimane Zerrougui, Slym pour les intimes et les autres, a la foi du charbonnier. Après une traversée du désert très éprouvante, l’enfant de Bir Mourad Raïs entend reprendre son destin en main.
L’homme a connu des moments difficiles, cela se ressent dans ses gestes. Sa musique se veut gaie, joyeuse, et légère. Elle arrive à masquer ses peines. Car le trentenaire a un grand vécu derrière lui.
Très pudique, il élude les moments difficiles pour ne parler que de musique. Pourtant, on sent que c’est grâce aux épreuves traversées que son œuvre artistique s’est embellie. Que la souffrance est aussi génératrice de création.
Entre le premier album, sorti en 1995, et le second, plus d’une dizaine d’années après, la vie s’est amusée à amasser des surprises. Slimane ne s’est pas assagi. Il a gardé cette flamme intacte, ses yeux continuent de rire même quand les propos sont profonds. Et puis, il y a l’influence. Takfarinas continue d’exercer sur lui une attraction certaine.
Le yal, musique créée par le génie de Tixeraïne, est sa passion. Il commence par l’écouter en boucle avant de décider de passer à l’acte. Aujourd’hui, il entend en vivre. « Takfarinas avait dit qu’il aiderait tous ceux qui se lanceront dans le yal. J’attends toujours. Le yal, pour moi, n’est pas seulement le refrain répété à l’infini, ‘’yalala, ya la la-la’’, c’est beaucoup plus riche et plus profond que ça. C’est une façon de vivre et de faire vivre sa musique.
C’est un genre musical ouvert à tous les autres courants. Takfarinas a introduit le rock dans son dernier album. Moi, j’ai donné une grande place au jazz et à la dance. C’est une porte ouverte vers l’universalité. » Il prend son mandole pour donner un exemple.
Sa passion prend le dessus. Cela devient vite un récital. Tout son répertoire y passe, au grand bonheur des gens attablés autour de lui. Slym accumule les louanges pour son nouvel album qui permettra, espère-t-il, à sa carrière de décoller. « Slym est d’une grande sensibilité. Il se protège par sa musique. Ses dernières compositions sont très personnelles, à la fois modernes par leur musique mais aussi assez traditionnelles grâce à un parfum nostalgique. Il est à la fois Takfarinas et Zerrouki Alloua. Il établit des ponts entre tradition et modernité. Ce serait bien que les radios lui donnent enfin sa chance. Son album va cartonner », prédit un ami.
Rémi Yacine |
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